Atelier de formation des 30 Médiateurs des 3 Super Cours de Paix (Mairie, Chefferie des Bavira et Territoire d’Uvira) sur la Justice Transitionnelle pour la Cohésion Sociale durant 3 jours à filé à Uvira.
La résolution pacifique de conflits n’est pas synonyme de l’oublie de la crime commise. La FOCHI ayant 25 ans d’expérience dans le domaine de la paix et de la résolution pacifique de conflits a vite compris que les conflits violents sont bel et bien résolus au seins de nos communautés respectives mais qui laisse malheureusement beaucoup de blessures qui ne sont pas guéris et qui se transforment peu à peu encore en conflits. D’où, l’importance de l’application de la Justice Transitionnelle. Matthieu, 5:9 – Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu!

C’est dans cette perspective que la FOCHI s’est engagée à promouvoir la Justice Transitionnelle qui est un nouveau concept dans le continent africain mais qui est en application en Amérique depuis 1980. Etant un éventail qui lutte contre les exactions massives pour établir les responsabilités et la justice, afin d’aboutir à la réconciliation, la FOCHI a mis des experts à la dispositions de 30 médiateurs de 3 Super Cours de Paix (10 de la chefferie des Bavira, 10 de la Mairie d’Uvira ainsi que 10 du Territoire d’Uvira) pour renforcer leurs capacités dans le processus de résolution pacifique de conflits violents, un travail qui leur appartient entant que médiateurs communautaires de résolution de conflits de manière non punitive et non payante.


Avant la Formation, les médiateurs se sont mis à identifier les conflits violents dans leurs communautés respectives. A l’issue de l’enquête, les médiateurs ont identifiés les conflits liés à la transhumance, les conflits de pouvoir, les conflits de terre et parcellaires, les conflits identitaires et j’en passe, qui les ont servi de corpus lors de la formation.
Les médiateurs ont eu le privilège d’apprendre les mécanismes communautaires de résolution pacifique de conflits en appliquant les piliers de la justice transitionnelle qui sont le droit à la vérité, à la justice, à la réparation et surtout aux garanties de la non répétition pour que les auteurs assume de leurs responsabilités afin d’obtenir une réconciliation définitive sanctionnée par une cérémonie (fête) appelée rite de réconciliation solennelle les deux parties réconciliées devant les autorités locales, religieuses et les membres de la communauté.

A l’issue de la formation, les participants ont exprimé leurs joies de pouvoir participer à cette séance de formation qui les ont beaucoup plus outillé sur la justice transitionnelle comme un mécanisme de résolution pacifique de conflits. ils ont promis de mettre en pratique les notions apprises dans le processus de médiation dans leurs communautés.

L’Atelier de formation a été lancé dans la plaine de la Ruzizi, à SANGE devant les médiateurs de la Super Cour du territoire d’Uvira en présence de l’Administrateur du Territoire ainsi que le chef de cité de SANGE et s’est clôturé devant les médiateurs de la Super Cour de la Chefferie des BAVIRA en présence de MWAMI des BAVIRA dans un atmosphère de convivialité et de partage. Un adage de droit dit: Mieux vaut un mauvais arrangement qu’un bon procès !
